Mercredi 7 avril 2010
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Quand les décisions prises en Conseil municipal vont à l’encontre du bon sens
La fin du projet de la maison des
associations ?
Lors du Conseil municipal du 29 mars 2010 consacré au budget, le maire de Mozac, Michel Arsac, a annoncé que le projet
concernant la réhabilitation de la Gerbe d’Or en maison des associations (allée des Peupliers, ancienne SOCAP) risquait de ne pas voir le jour, car les subventions du Conseil général sur
lesquelles comptait la majorité actuelle pour ce projet ne seraient pas versées. Le maire a fustigé le Conseil général, reportant la faute de la non réalisation de ce projet sur cette
collectivité, qui, selon lui, « est de moins en moins enclin à la réalisation de projets ».
Il n’empêche que plusieurs projets sont réalisés avec l’aide du Conseil général, pour peu qu’ils aient un sens, et
respectent certains objectifs, comme des critères environnementaux par exemple.
On peut légitimement se poser la question de savoir si le possible refus du Conseil général de subventionner ce
dossier ne serait finalement pas la conséquence d’un projet mal préparé par la municipalité.
Cette information serait finalement la seule bonne nouvelle de la soirée, puisque nous nous sommes farouchement
opposés au projet d’une maison des associations dans l’ancienne boulangerie industrielle de la Gerbe d’Or, comme nous le mentionnions ici (le 19 avril 2009) et comme nous l’avons écrit dans nos différents
journaux : Mozac… Autrement estime qu’une maison des associations devrait prendre toute sa place au niveau du complexe sportif Edmond-Vacant, en la créant dans une extension du complexe
de l’Arlequin à construire (deuxième tranche prévue dans le projet initial par les municipalités Lepetit-Arsac).
La revente du bâtiment de l’abbaye ?
Cette bonne nouvelle a été très vite ternie par une autre information qu’a communiquée le maire en fin de Conseil
municipal, information qui n’apparaissait pas à l’ordre du jour : le maire ne souhaiterait pas garder les bâtiments du domaine de l’abbaye, pourtant achetés récemment. N’ayant pas de réels
projets pour cet ensemble, le maire de Mozac, qui nous jurait la main sur le cœur il y a encore quelques mois qu’il était fier de cette acquisition et qu’il ne s’en séparerait pas, revendrait le
bâtiment qui fait partie de l’histoire et du patrimoine de Mozac au profil du domaine privé. Pour cela, il a demandé aux conseillers municipaux une réunion plénière sans public afin que ces
derniers prennent une décision définitive quant au devenir du bâtiment: les six conseillers municipaux de l’opposition que nous soutenons se sont vigoureusement opposés à la tenue de cette réunion, et
se sont insurgés contre la revente. Malheureusement, il semble fort que quelques membres de la majorité municipale aient pris leur décision, essayant de passer en force auprès des conseillers
municipaux.
Où est la logique dans ces décisions ? La municipalité actuelle préfère investir l’argent du contribuable dans des
locaux industriels pour en faire une maison des associations, au détriment de bâtiments faisant partie intégrante de l’histoire de Mozac, et dans lesquels des projets intéressants pour la ville
pourraient être réalisés ! Si un des deux bâtiments doit être revendu, il apparaît évident à toutes personnes fondamentalement attachées à Mozac que ce doit être la Gerbe d’Or.
Mozac… Autrement se joint aux six élus de l’opposition pour s’insurger contre le projet de revente des
bâtiments de l’abbaye, et demande que les investissements qu’envisagent de faire la municipalité pour le projet de la Gerbe d’Or soient utilisés au profit du domaine de l’abbaye. Nous demandons
encore qu’une plus large réflexion, dans le respect de la démocratie, soit faite quant aux devenirs de ces locaux. Le maire avait exposé l’acquisition lors d’une réunion publique le 17 septembre
2007 ; avant de revendre, il doit épuiser toutes les solutions, notamment en réunissant une commission extramunicipale ou en convoquant de nouveau la population.
Comité de rédaction de Mozac…
Autrement