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Actualités nationales

Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 15:48

Le gouvernement et l’UMP nous ont répété sans cesse que la réforme des retraites qui a été votée protégerait non seulement son financement mais surtout qu’elle n’engendrait pas une baisse des pensions. Étudions ces deux points qui sont de vrais mensonges d’État…

Le financement des retraites serait garanti ? Faux ! Les mesures d’âge (passages de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans pour le taux plein) et de durée de cotisation (allongement à 41 ans et demi) feraient entrer dans les caisses de retraite 20,2 milliards d’euros en 2020 et la baisse des pensions des fonctionnaires 4,9 milliards. Dans le même temps, 1,4 milliard serait transféré de l’assurance chômage aux caisses de retraite, en dépit de la faiblesse des indemnités chômage et du maintien prévisible du sous-emploi à un haut niveau. Salariés et chômeurs contribueraient donc à hauteur de 26,5 milliards sur les 45 milliards nécessaires. Le comble de la réforme est qu’elle n’assure pas l’équilibre tant souhaité puisqu’il manquera 15 milliards en 2020 !

http://media.paperblog.fr/i/91/916956/cnav-dresse-bilan-severe-reforme-retraites-L-1.jpeg

Contre-propositions de la gauche et des syndicats : Pourquoi les salariés seraient-ils les seuls à supporter l’effort ? Sont-ils responsables de la crise et de la pression des agences de notation ? Autre source de financement : le gouvernement a décidé de prélever 4,4 milliards d’euros en 2018, principalement sur les hauts revenus et les revenus du capital. Ainsi, le capital contribuera six fois moins au financement que les salariés ! Les inégalités se creusent toujours et la droite ne s’émeut jamais de ce rapport de force inversé entre le travail et le capital : « En dix ans, du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, ce sont donc 10 points de PIB [produit intérieur brut] qui ne sont plus allés aux salaires dans cette valeur ajoutée, mais aux profits. [...] Le PIB de la France s’élève à environ 1 500 milliards d’euros : 100 à 150 milliards d’euros ont donc ripé des revenus du travail vers les revenus du capital. » (Jacky Fayolle, docteur en sciences économiques, ancien élève de l’ENSAE et administrateur de l’INSEE).

Le gouvernement Jospin avait créé un « fonds de réserve pour les retraites » (loi n° 2001-624 du 17 juillet 2001). Certes, l’intention initiale était de porter progressivement ces fonds à 150 milliards d’ici 2020. On sera loin d’atteindre cet objectif. De plus, la constitution de ce fonds était très discutable car il était abondé d’une part du montant des privatisations. Il est complété grâce à la vente de la quatrième licence de téléphonie mobile (soit une goutte d’eau). Enfin, ce fonds devait être aussi rempli par une taxe sur les transactions boursières (type taxe Tobin) qui n’a jamais vu le jour. Depuis 2002, la droite au pouvoir n’a pas veillé à l’alimenter. Aujourd’hui, cette caisse contient 33,1 milliards d’euros et augmentera forcément jusqu’en 2020. Que compte faire la droite ? Piocher dedans tout de suite, seulement pour équilibrer les déficits avant la présidentielle... Ce n’est pas une politique responsable car on ne s’occupe nullement du « pic démographique » du baby boom (plutôt des papy boomers), de tous ceux qui prendront leur retraite à l’horizon 2030.

 

La réforme n’engendrerait pas une baisse du montant des pensions ? Faux ! Les médias n’en ont quasiment pas parlé, pourtant cette donnée était centrale dans le débat esquivé des retraites. Officiellement, le gouvernement ne toucherait pas aux pensions des retraités. D’après un dossier d’Alternatives économiques paru le 6 septembre 2010, « une étude réalisée par la Commission européenne et rendue publique en juillet dernier (Updates of current and prospective theoretical pension replacement rates 2006-2046) [montre que] la France est en effet déjà, du fait des réformes actées précédemment, un des pays d’Europe qui a prévu de réduire le plus ce qu’on appelle le “taux de remplacement” des retraites, c’est-à-dire le rapport entre la pension nette que touche un retraité et son salaire net au moment où il part en retraite. En fonction des réformes actées en 2006, la Commission a estimé ce taux en 2006 et en 2046 dans les 27 pays de l’Union pour un homme ayant travaillé à temps plein et cotisé quarante ans au moment de son départ en retraite. En France, ce taux devrait ainsi passer de 79 % en 2006 à 63 % en 2046, soit une chute de 16,5 points. La quatrième baisse la plus importante parmi les Vingt-Sept et la seconde au sein de l’ex-Europe des Quinze ». Il n’y aucune raison pour que la dernière réforme de 2010 inverse cette tendance.

 

Il faut ajouter à cela l’injustice de ceux qui vont travailler plus longtemps alors qu’ils ont un emploi difficile. La pénibilité est totalement absente de cette réforme ! Puis n’oublions pas ceux qui ont connu des périodes de chômage, ceux qui ont suivi des études longues nécessaires à leur insertion dans le monde du travail… Le recul à 62 et 67 ans les pénalise en premier lieu.

 

Rien non plus, dans la réforme du gouvernement, sur l’injustice insupportable des femmes face au droit à la retraite. Observons quelques chiffres très parlants :

  • Seulement 44% des femmes valident une retraite complète, contre 86% des hommes.
  • 76% des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes.
  • Les femmes partent actuellement à la retraite à 61,5 ans, contre 60,1 ans pour les hommes.
  • 21 % des salariées sont contraintes de liquider leur droit à la retraite à 65 ans, contre 13% des salariés. Vont-elles désormais devoir attendre 67 ans ?

Ces inégalités entre hommes et femmes ont trois explications principales qui sont liées à la vie professionnelle ou familiale :

  • Les carrières des femmes sont interrompues plus souvent (congés parentaux, plus de périodes en CDD, chômage…) ;
  • Les femmes sont plus souvent à temps partiels ;
  • Malgré la loi relative à l’égalité salariale, leurs rémunérations restent, à qualification égale, inférieures à celles des hommes. (Source : Pascal Riché, « Femmes et retraites : quelles propositions sur la table ? », in Rue89.com, 23/09/2010.)

La romancière féministe Monique Wittig, cofondatrice du MLF (Mouvement de libération des femmes), portait une banderole évocatrice lors de leur première sortie médiatique le 26 août 1970 : « Un homme sur deux est une femme ». Ce message de bon sens n’est toujours pas entendu par certains responsables politiques, quarante ans plus tard.

Le gouvernement a repoussé tous ces débats légitimes. Il faut comprendre ce mouvement profond de colère dans la société, à travers les nombreux cortèges et les grèves des derniers mois. La droite pense la question réglée alors qu’elle fragilise notre système de retraite par répartition. Elle veut nous pousser à souscrire individuellement aux fonds de pension. Le système par capitalisation renforcerait les inégalités et comporte le danger de dépendre uniquement des fluctuations boursières. Pour les salariés de ce pays, la page n’est pas tournée et ils se saisiront à nouveau de cette question – espérons-le – en 2012, au moment de l’élection présidentielle.

Matthieu PERONA

Par Mozac... Autrement - Publié dans : Actualités nationales
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 17:14

Mozac... Autrement
vous invite à voter d'ici le 3 octobre 2009, pour dire si vous êtes d'accord avec le projet gouvernemental de privatisation de la Poste.

Plus d'info sur les lieux de vote : http://www.touchepasposte63.com

Mozac... Autrement défendra toujours les services publics de notre commune ; le service public est le bien commun de tous les Français et permet de contribuer à une meilleure égalité entre nos territoires, surtout en période de crise. Nous refusons que la rentabilité maximale et les impératifs financiers aient priorité sur l'intérêt général.


Par Mozac... Autrement - Publié dans : Actualités nationales
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 10:08
Qu'est-ce que la taxe professionnelle ?

La taxe professionnelle (TP) est un des quatre impôts directs locaux perçus par les collectivités territoriales françaises. Elle ne concerne que les entreprises, tandis que les trois autres (taxe foncière sur les propriétés bâties et non-bâties, taxe d'habitation) sont des impôts supportés par les ménages. Créée par une loi du 29 juillet 1975, elle remplaçait à l'origine la patente.

La TP représente 50 % des ressources fiscales des collectivités territoriales. C’est un impôt perçu au profit des communes de France, des départements français et des régions françaises et aussi (et de plus en plus) au profit de certains établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

La suppression de la TP avait été annoncée par le président de la République, Jacques Chirac, en janvier 2004, mais non suivie d'effet : elle requiert soit une augmentation d'une autre taxe, soit des conséquences économiques sur le secteur public local (premier investisseur public en France, loin devant l'État). Ce projet de suppression a été réaffirmé par Nicolas Sarkozy dans son intervention télévisée du 5 février 2009, et devrait être effectif en 2010. Le manque à gagner pour l'État est estimé à 8 milliards d'euros selon Nicolas Sarkozy. Selon Philippe Laurent, le président de la commission des Finances de l’Association des maires de France, la taxe professionnelle représente 28 milliards d’euros en 2009. Ce sont les collectivités locales qui en bénéficient (communes, départements, régions) et non l'État.

Source : encyclopédie Wikipédia



En quoi la commune de Mozac est-elle concernée ?

La taxe professionnelle est perçue par la communauté de communes, Riom-Communauté qui regroupe depuis 2000 onze communes limitrophes dont Mozac. Riom-Communauté a opté pour une taxe professionnelle unique (TPU) sur son territoire. La communauté se substitue aux communes dans le cadre de compétences qui lui ont été transférées comme l'économie, l'aménagement de l'espace, l'habitat social, le tourisme, les équipements culturels, les transports, etc. Elle joue aussi un rôle indéniable de solidarité financière au sein du territoire.

La taxe professionnelle rapporte environ 13 millions d'euros à Riom-Co.

Le Conseil communautaire du 30 avril 2009 a adopté une motion transmise aux représentants de l'Etat soulignant les risques d'une telle suppression. Extraits (La Montagne, 2 mai 2009) : "Le président de la République a pris la décision de supprimer la taxe professionnelle sans concertation préalable avec les élus locaux et avant même que le comité Balladur n'ait remis son rapport sur la réforme des collectivités. Il prend ainsi, de façon quasi unilatérale, la décision de rompre le lien social indispensable qui relie les entreprises et les collectivités locales. Cette rupture frappe en premier lieu les communautés dont 94 % des recettes fiscales directes dépendent directement de la taxe professionnelle. Au moment de l'annonce du plan de relance dont une des dispositions vise à inciter les collectivités à maintenir leurs investissements, elles sont mises dans une situation d'incertitude, sans aucune lisibilité sur les recettes futures, ce qui risque d'entraîner un gel des investissements publics, voire une baisse. Cette décision constitue une atteinte à l'autonomie fiscale des collectivités et porte en elle le germe de l'incohérence dans une période difficile et historique".

Pour compléter ce dossier, Mozac... Autrement vous propose de lire cet article paru dans L'Humanité du 9 juillet dernier qui fait le point sur l'avancée de cette réforme, "un cadeau royal pour le MEDEF" et "une attaque contre les collectivités locales" : lire en ligne.

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Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 19:44
La loi du 14 avril 1954 a institué pour le dernier dimanche d'avril la "Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation". La cérémonie d'hommage s'est déroulé au cimetière de Mozac, ce dimanche 26 avril à 11 h, devant le monument aux morts, en présence de Monsieur le maire Michel Arsac, d'adjoints, de conseillers municipaux et de concitoyens ; l'association Mozac... Autrement était représentée par ses co-présidents Éric Fischer et Matthieu Perona (conseiller municipal) et par André Chanudet (conseiller municipal).



L'hommage s'est poursuivi devant le square Hulet (rue de Planche-Maniot) qui porte le nom de Raymond Hulet, maire de Mozac de 1953 à 1965 et de son épouse Suzanne Hulet, née Raparie, qui a souffert de ces événements tragiques de la Seconde Guerre mondiale. Pour commémorer aujourd'hui le souvenir de Suzanne Hulet, nous vous invitons à lire sa biographie.
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